L'historique

   


 

 

 

 

 

Il était une fois…  bin oui, toutes les belles histoires commencent par « il était une fois »  en l’an de grâce 1254, dans un village de la Principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy, un groupe d’irréductibles gau.. (euh, non, ça c’est dans une autre histoire) …ardennais qui entendaient fêter joyeusement la fête des fous… Plus de 750 ans plus tard…

 Bon, plus sérieusement, la légende cooytaise affirme que c’est le 17 janvier 1957, au terme d’une réunion du Syndicat d’Initiative de Coo, que plusieurs habitants du village se retrouvèrent afin de boire « une dernière petite goutte ». Au fil de leurs discussions, l’idée fut lancée de créer un groupe afin de participer au laetare de Stavelot.

 Ils succédaient ainsi aux « Vîx Joyeux dè Biester-Coo » qui avaient déjà défilé à Stavelot au rythme de la maclotte (danse ardennaise apparentée au quadrille) avant la deuxième guerre mondiale.

 Rapidement, après une assemblée du village, un premier comité fut formé par Jean Bontemps, Jean Piron, Edmond Simon, Jules Philippe, Léon Sonveau, Marcel Roufosse, Anatole Georis, Pierre Colinet, Marcel Nivette et Jean Philippe. C’est Léon Sonveau qui en fut désigné président.

 En quelques semaines, on s’organisa donc pour participer à ce fameux laetare du dimanche 31 mars avec un groupe de 25 à 30 cooytais, sur le thème « Un week-end à la cascade ».

 Et l’histoire héroïque (bon, là c’est peut-être un peu exagéré) des Djoyeux Cooytais était lancée.

 

 Les années se succédèrent ainsi, avec des thèmes qui collaient à l’actualité de l’époque comme  « Vers la lune » en 1958.   L’année suivante, première innovation au sein du laetare : les Cooytais défilent avec une chorégraphie de groupe sur un tube du moment : « Les filles de mon village ».

 Septembre 1959 voit le décès du président des Cooytais, Léon Sonveau. C’est alors Jean Bontemps qui assure la succession.

 En 1960, les Djoyeux Cooytais étrennent leur nouveau drapeau, offert par la « Société générale des Sources de Chevron » et s’inspirent pour leur thème (Taxi, roulotte et corrida) d’un film de Louis de Funès.

 Rapidement, les Djoyeux Cooytais seront reconnus dans la région pour la qualité du spectacle proposé lors des cortèges carnavalesques. Cela leur vaut d’être invités à participer à plusieurs cortèges à Liège, Herve, Trois-Vierges, Verviers, Saint Nicolas, etc.

 Les thèmes s’inspirent alors d’activités campagnardes (« Les jardiniers » en 1962 au cours d’un laetare reporté au mois de mai pour cause d’épidémie de variole,  « les pêcheurs » en 1965, « la fête au village » en 1971), politiques (« les conscrits » en 1966), ou encore sportives (« Allons les rouges et blancs » en 1968 suite au trois titres de champion de Belgique d’affilée remportés par le Standard… c’est bien loin tout ça).

 Est-ce l’effet « mai ‘68 », mais la société connaît alors un premier signe d’essoufflement avec les anciens qui ne se préoccupent plus trop des enfants, qui doivent défiler au pas quelque peu militaire, et les jeunes dont la motivation s’étiole quelque peu. Le thème de 1969, « Les djones sont maîsses » apparaît dès lors quelque peu contradictoire.  Cette situation perdurera durant la première partie des années ’70.

 

 Une nouvelle génération va alors arriver et les Djoyeux Cooytais changent radicalement de style en 1973 avec le thème « Lucky Luke ». C’est un retour massif des jeunes et des thèmes plus novateurs mettant l’accent sur la musique et les couleurs qui sont alors de mise. C’est Jean Philippe qui devient alors président de la société, en 1974.

 Deux figures emblématiques des Cooytais de l’époque amènent aussi de nouvelles recrues : Robert Roufosse et Jean-Louis Rulmont. 

 Les thèmes deviennent alors festifs (« La parade des clowns » en 1974, « Hello Brazil » en 1975). C’est également au début des années ’70 que les Cooytais reprennent à leur compte l’organisation de la fête à Coo.

 Et c’est en plein renouveau que la société est durement touchée par le destin. Fin 1975, Jean-Louis Rulmont décède dans un accident de voiture. Il n’a que 21 ans.

 

 1976 voit la naissance du concours lors du laetare stavelotain. Et directement, les Cooytais frappent un grand coup en remportant le premier prix en 1977 et en 1978. Un nouveau comité se met aussi en place avec Jean Philippe (président), André Boutet (trésorier), Georges Frédérich (secrétaire), Robert Roufosse et Joseph Massoz. 

 C’est également à cette époque que se créent les « Lovemen ». Il s’agit d’un groupe réunissant Robert Roufosse, Jean-Luc Habotte, Louis-Raoul T’Sterstevens, Fabian Piron et Philippe Deprez. Ils sont issus des Cooytais et décident de monter sur les planches lors de spectacles de variétés. Leur première : le 11 février 1975.

 Ils sont rapidement rejoints par un groupe féminin, Les filles du vent, composé de Martine Boutet, Martine Deprez, Marie-France Gillet et Micheline Loeckx.  Les deux groupes écrémeront alors les salles de la province, de 1975 à 1979, avec à leur actif environ 80 représentations.

 C’est cette troupe d’artistes amateurs qui donnera naissance aux spectacles annuels de la société mais aussi au goût du show qui caractérise les Djoyeux Cooytais. Dorénavant, les défilés carnavalesques des Cooytais seront vécus comme un ensemble où chaque partie (musique, costume, chorégraphie, accessoires, jeux avec le public, char, titre) aura une importance particulière.  C’est alors un premier « âge d’or » pour les Cooytais.

 

 Le 2 janvier 1987, la société perd à nouveau son président. Jean Philippe décède brutalement et c’est un véritable guide, respecté et entraîneur de choc, que perdent ainsi les Cooytais à quelques jours de la cérémonie des 30 ans de la société.

 Lors de celle-ci, c’est Joseph Massoz qui lui succède et en 1988, un premier prix au concours du laetare, sur le thème « La croisière américaine : l’Américoo » vient mettre un peu de baume au cœur de la société.

 Les Cooytais sont alors une société prospère de 110 membres. Malheureusement, la fin des années sera maussade et en peu de temps, la majeure partie du comité se retire, tantôt pour raisons professionnelles, tantôt familiales.  On peut alors dire que les Cooytais touchent le fond en ne défilant en 1991 qu’à 25 avec des costumes des années précédentes.

 C’est alors le secrétaire Georges Frédérich qui a l’idée de lancer un comité des jeunes afin d’inciter des adolescents à prendre des responsabilités avant d’intégrer, plus tard, le « grand comité ». Dès ce moment, un long processus de reconstruction se met en route.

 Les frères Jean-Pol et Jean-Pierre Monfort, André Boutet et Georges Frédérich sont alors aux commandes de l’équipe char et permettent à la société de retrouver son rang. Et le comité des jeunes livre ses premières pousses plus que prometteuses (Michaël Foguenne et Marc Frédérich notamment).

 Les techniques se modernisent, un groupe de danse récurrent est créé, le spectacle annuel réapparaît et plusieurs années se démarquent comme de grands succès : « Les Russes » en 1994, ou encore « La Cour du sultan » en 1997.

 

 Mais fin 1997, juste après avoir fêté ses 40 ans, la société va à nouveau devoir faire face à un problème majeur. Le local de construction et d’entrepôt des chars, le « hangar Nivette », qui leur avait été gracieusement prêté durant de nombreuses années, est vendu et les Cooytais se retrouvent à la rue.  La société trouve alors refuge chez l’entrepreneur Jean Klein, à Stavelot, pour construire ses chars, et la société en tire les leçons.

 Pour des raisons de sécurité juridique, la société se mue en 1998 en asbl. Les membres du comité fondateur sont alors André Boutet, Michaël Foguenne, Georges et Marc Frédérich, Clément Halleux, Michel Lecoq, Joseph Massoz, Luc Roufosse, Karine Rulmont et Patrice Xhurdebise.  C’est aussi à ce moment que Joseph Massoz décide de passer le témoin de la présidence à Marc Frédérich.

 Rapidement, la société décide aussi qu’il est temps de se doter de son propre local et c’est à Petit Coo que la commune accepte de céder aux Cooytais, par bail emphytéotique, un terrain afin d’y aménager ce local multifonctionnel et polyvalent.

 Les travaux débutent en avril 2000, avec un contingent de bénévoles et à la fin de l’année, le gros œuvre est terminé. La fabrication du nouveau char peut y débuter.

 Le groupe est alors revenu à un très bon niveau, avec une bonne centaine de membres, et enchaîne les prix de l’animation au laetare, ainsi qu’un premier prix au général en 2004 sous le thème du Pérou.

 Sous l’impulsion d’un comité à la moyenne d’âge fort jeune, des méthodes modernes sont utilisées pour gérer le groupe et mettre également l’accent sur la communication interne. L’aménagement du hall se termine également en trois ans. Il est inauguré le 9 juillet 2004, en prélude à la fête à Coo.

 2007 voit la société fêter dignement ses 50 ans, un anniversaire marqué notamment par la sortie d’un dvd retraçant son histoire.

 Une année qui se termine aussi par un changement à la tête de la société. Danielle Lutz devient la première femme présidente des Cooytais. Elle est secondée par Sabrina Feront (secrétaire), Nicole Simon (trésorière), Bernard Georis et Stéphan Kruyen (vice-présidents). Un nouveau comité se met aussi en place.

 Aujourd’hui, on peut dire que les Djoyeux Cooytais sont une société dynamique, à la moyenne d’âge assez jeune, et qui met tout son cœur à offrir chaque année un spectacle de qualité lors du laetare.

 

 

 

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